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2007-06-06 21:15:56 : 6 Jours d'Antibes, 2eme edition, depart dimanche 14 h - 0 photo - 5 réactions

Voilà, la date approche a grand pas..
Dimanche, 14 h, 43 Fondus individuel et 5 Fondus en equipe s'elanceront pour la 2eme edition des 6 Jours d'Antibes.
Les rejoindront Jeudi les 17 Fondus du 48 h.

7 nations de representées : Allemagne en force avec 5 coureurs,Danemark avec 2 coureurs et USA, Italie, Suisse et Suede avec chacune un coureur. et bien sur la France avec 54 coureurs.
11 femmes au depart, 53 Hommes, 1 indeterminé !! ;-)

Suivi sur le Site de la course : www.6jours-antibes.com ou sur le site UltraFOndus : www.ultrafondus.fr

Paix à nos âmes !! ;-))

Neo N°15..

2007-04-21 22:14:15 : Trail des Balcons d'Azur - 0 photo - 10 réactions

Pour une première c'était un coup de maître... pour les organisateurs. Cette première édition fut magnifique, et le ciel, conforme au nom du trail fut d'Azur.... laissant tout loisir au soleil de nous cuire à point pendant ces 50 km et 2300 m de dénivelé.

Pour ma part, ce n'était pas mon jour, et je l'annonçais dés les premiers kilomètres au collègue venu avec moi: Fais ta course, moi, ça ne vas pas carburer. Jusqu'au ravitto du 23 eme Km( Col de l'Evêque), avec 1000 de D+ avalé en 3h30 sur les 2300 annoncé, ça va a peu prés, mais il faut dire que l'on a couru encore a la fraîche et souvent en sous bois. J'arrive même à me faire plaisir dans les descentes et je saute de pierre en pierre comme un cabri, enfin, c'était ma sensation, vu de l'extérieure, c'était peut être comme un éléphant. Bref, arrivé à ce ravitto, je sens bien que je suis cuit, le soleil de plus en plus haut se met à taper franchement, et moi, la chaleur, j'aime pÔ... Bon, en même temps, sur un 50 km, quand on en a fait 23, il n'en reste plus que 27, ça serait dommage de s'arrêter là ( enfin, là je fais le malin derrière mon écran, mais sur le terrain, je chantais une autre chanson), surtout que juste après ce ravitto, il y avait une petite grimpette qui devait nous faire voir la mer. La petite grimpette s'avère plus ardu que prévu. C'est un grand Zigzag dans les pierriers qui nous fait prend 250 m de D+ sur 1 gros Km et demi, et prendra pour ma part 40 minutes. Et vous l'aurez devinez, un pierrier, en plein cagnard, ça tiens chaud et la chaleur, j'aime pÔ.. ha, j'l'ai déjà dit... Mais l'effort en valait l'enjeu, arrivé au plus haut, une grand part des côtes baignant les pieds de l'Esterel s'affiche devant nos yeux, faisant, presque, oublié l'effort consenti. Commence alors une descente interminable, mi dans les buissons, mi dans les pierriers, et les pierriers, c'est chaud, et la chaleur.. heu, pardon... Interminable, parce que le prochain ravitto se trouve 5 km plus loin et 450 m plus bas, sur une plage ... je mettrais 1h15 a faire ces 5 km. Même quand le terrain est roulant, en descente, je n'arrive plus a courir, je trottine parfois 50 m, mais tout de suite, le palpitant monte dans les tours, je suis vidé, alors, je marche ... Un long tunnel sous la route et la voie de chemin de fer, et nous voila rendu sur la plage. La mer me fait de l'oeil, mais si je cède a son appel, je sais que je ne repartirait plus.. Je m'éternise un peu au ravitto, car je doute, le prochain objectif se trouve 8 km plus loin et 550 de D+ m'en sépare. Je finis par décider de repartir. Un compagnon de marche me donne le rythme pendant un certain temps, on ne dit rien, il est devant, je le suis, il fait chaud, tout est dit. Je fini par le laisser partir, car mon ventre me rappelle qu'il est largement l'heure de manger, et que je n'ai rien mangé de consistant. Je me pose donc et sort une poignée de noix de cajou et une tranche de pain d'épice. Super idée que j'ai eu là, (estomac fragile, merci de sauter les lignes qui vont suivre..) moi qui n'ai plus une goutte de salive depuis des kilomètres, je me retrouve avec une grosse boule de pain d'épice gluant en bouche, et impossible à avaler. A force de l'arroser à grande lampée d'eau, je finirais par l'avaler. Les noix de cajou me réserveront le même sort, mais dés les premiers signes, j'arrête d'en prendre. Je reprends la marche, l'estomac lourd de toute cette eau ingurgitée, mais au moins, il ne crie plus famine. Col Notre Dame, un ravitto avant le dernier gros kilomètre et les 150 derniers D+. Les bénévoles me demande si je suis le dernier… Fichtre, je n'en sais rien, sur la plage, il en restait une quarantaine à passer après moi, mais je n'ai vu personne derrière depuis longtemps. Je décide dire que j'ai vu du monde au loin derrière, histoire que les bénévoles ne replis pas tout et que, pas de chance, il y ait encore du monde à venir. La boucle du Pic de l'Ours me prendra 30 minutes pour 2 km, 150 D+ D-. Dans la descente, mon collègue me téléphone, il est arrivé, en un peu moins de 7 h. Il a bien fait de ne pas m'attendre, car il me reste une douzaine de KM à faire. De retour au col Notre Dame, je demande au bénévoles si il y en avait encore derrière moi. On m'annonce une dizaine de personne parti dans la boucle, et a priori, ça seraient les derniers. Mon petit mensonge ne prête donc pas a conséquences. Du Col notre Dame, il y a une grosse partie qui vient, les sommets des petites et grosses Grues ( ne me demandez pas d'ou vient ce nom !). Le sentier a été tracé par des savoyards, cad, tout dret dans le pentu !! Un panneau de randonnée annonce 25 minutes pour les petites Grues ( 1 km et 60 m de D+) et 1 h pour les grosses Grues ( encore 1 Km, 60 m de D- et 100 m de D. En 10 Minutes, je me trouve au premier sommet, et en 25 minutes, au deuxième.. Je ne comprend pas, parce que je me suis vraiment traîné, avec arrêt et pause tout les 50 m, mon cœur n'en peu plus, il tape fort, et vite, les jambes tirent, je fais des pas minuscule. C'est alors que je lève la tête, et que je vois, face a moi… le sommet des grosses Grues. Et oui, il y a un premier petit sommet sans nom.. Mon moral en prend un sacré coup, je vois face à moi, le sentier qui monte droit dans les pierres et la terre. Mais je n'ai pas vraiment le choix. J'y vais lentement, je fais des pauses avant d'être exsangues, et petit à petit, je monte, je monte, je monte, jusqu'à ce qu'il n'y ai plus rien a monter.. J'y suis. Un beau sentier redescend sur le Col de la Cadiere, ou nous sommes passés ce matin quelques Km après le départ. Mais pour le retour, une boucle supplémentaire nous attend. Je descends en insérant un peu de trottinement dans ma marche car je commence trouver le temps long, mais là ou ma tête dit oui, mon corps dit non. Au col, il reste précisément 9 km. Je demande aux bénévoles si ils connaissent le dénivelé de la boucle, mais ils n'en ont pas trop idée, juste que c'est une belle piste qui descend, et une petite trace hors-piste qui remonte. Devant ma mine déconfite, il me propose d'abandonner, et soit de couper par la piste directe, ce qui ne ferait plus que 5 km descendant, soit de redescendre en voiture avec eux. J'ai le "ok d'accord" au bord des lèvres. Mais un dernier sursaut d'orgueil ( je n'ai pas envie de raconter ici , ni au boulot, que j'ai abandonné. Sur blessure, oui, mais sur ras le bol, non. Et vu le nombre de personne qui voudrait mais qui ne peuvent pas, je n'ai pas le droit de pouvoir et de ne pas vouloir). Juste à ce moment, arrive un véhicule de l'organisation, et le chauffeur me propose illico: "Vous voulez qu'on vous redescende ?" Je pars, parce que ma volonté est mise à rude épreuve, et je sens que je suis en train de craquer. Je descend cette piste, il fait un peu moins chaud.. J'ai dit un peu !! Je marche toujours, trottine parfois, et m'inquiète toujours de voir que la piste continue de descendre inexorablement, et je sais que tout ce que je descends, il va falloir le remonter. Et ce tout va faire exactement 200 m de D+-, heureusement que je ne le savais pas au col .. Je quitte enfin la piste pour prendre le petit ravin qui va me permettre de remonter tout ça. Je ne sais pas comment on fait les grands pour courir là dedans, parce qu'avec mon mètre 69, je suis déjà tout le temps plié en deux, le ravin/chemin cheminant dans une forêt de Mimosa et buisson enchevêtrés. Enfin le point Haut, cette boucle m'aura pris 1h20, pour 5 km et 200 m de D+-. Devant moi, 2 KM descente ( 234 m de D-) jusqu'à l'arrivée, pour grosse moitié un petit chemin, suivi d'une piste et 300 m de goudron et sable pour l'arrivé sur la plage. Comme d'habitude, l'euphorie de l'arrivée aide à courir un peu plus, je quitte la piste, je prends le tunnel qui passe sous la voie ferrée et la route et j'arrive sur le port. J'vais pas vous faire le coup de la poussière dans l'œil, j'ai les larmes au yeux, et c'est du bonheur. Des promeneurs déambulent sur le port, et leurs mots d'encouragement ne font rien pour tarir mes larmes. Je bifurque sur le sable de la plage, rejoint le tapis rouge qui mène jusqu'à l'arche d'arrivée, et c'est FINI !!
L'avantage d'arrivée pendant la remise des prix, c'est que tout le monde est juste à coté, et j'ai droit à ma petite slave d'applaudissements, en tant que …. dernier. Super, déjà que je m'étais fais voler cette place à la Ste Victoire par une dizaine de coureur inamicaux qui ont tout fait pour courir moins vite que moi !! ;-)
Voilà, j'étais parti pour faire entre 7 et 9 h, j'aurais fait 10h20. Et je m'en fous, même si cette course a été dure, j'suis content de ne pas avoir lâché le morceau, je me suis fais un régal de paysage, et j'ai rencontré plein de gens sympa (vous savez, ceux qui ont un petit logo de trois lettres, sur le t-shirt, la casquette, etc.. UFO pour ceux qui ne me connaissent pas.). Vous pourrez sûrement lire d'ailleurs une présentation/résumé de cette course dans un magazine bien connu, puisque le coureur-reporter-rédacteur de ce susdit magazine était présent également. (UltraFOndus Magazine, pour ceux qui ne connaissent pas)

Et à tout ceux qui aiment les jolis paysages, une organisation nickel, le dénivelé, la mer et la chaleur, je n'ai qu'une chose à dire: Viendez donc l'an prochain !!

Neo

2007-03-15 22:25:13 : Le triologue du coureur. - 0 photo - 9 réactions

Quel est ce mal en moi? Quel est ce mal qui pousse mon corps à crier famine de course, mais ou mon esprit lui réponds:

-Silence le corps, aujourd'hui, c'est jour de jeûne.

Mon corps, mon âme sont avides de cette course intemporelle, il n'y a pas d'heure de départ, d'heure d'arrivée, qu'importe, ce qui compte: courir.
Tels ces navigateurs pédestres au long cours, mon corps réclame:

- Viens, allons courir, arrête ce travail sans intérêt, regarde ce beau soleil dehors, mets tes chaussures, oubli tout, et allons y ! Ne prévois rien, cours, tourne quand la route ou le sentier te fait de l'œil, qu'importe ou tu vas, ce qui compte, c'est d'y aller ..

Mon corps "sent" qu'il peut avancer, tous les jours, toutes les nuits, sans pause, sans souffrance, sans douleur, perpétuellement..
Et pourtant ma tête me répond

-Silence te dis je, ce n'est là que faribole, tu le sais bien. Souviens toi cette course, ton corps, celui qui maintenant même t'affirme qu'il est fait pour la course infinie, souviens toi comme ce jour là, il te réclamait grâce, et comme, moi, ton esprit, ce jour là, je t'ai soutenu et mené au bout.

-Oui Oui, ma tête, je sais cela, mais écoute le, il réclame ! Et moi, je suis mal de ne pouvoir lui répondre favorablement. Pourquoi ne veux tu pas accepter l'idée que la course idéale, celle sans fin, peut exister. Souviens toi, ma tête, de ce film, oui, je sais, c'est un film, mais souviens toi de ce film, que tu avais tant aimé pourtant, de ce film ou le personnage principal, au delà de ses amours terrestres, au delà de tout, fini par se laisser sombrer dans sa passion.. oui, ne fais pas semblant, tu sais très bien de quel film je parle.

-Oui, je sais, tu veux me parler du Grand Bleu. Mais n'oublie pas que le personnage, pour vivre sa passion jusqu'au bout, fini par en mourir en se laissant couler !

-Ca, on n'en a pas la preuve.. La raison veut le faire croire, mais la raison étant ton alliée, j'aurais tendance à m'en méfier.

-Hé, ho, tous les deux là haut, ce n'est pas bientôt fini ce charivari. Vous discutez, vous philosophez, mais quand est ce qu'on court ?? J'en ai besoin, s'il vous plait…

-Ha, tu vois, il demande encore. Ce n'est pas une lubie. Je le sens de toute manière, je suis mal, je suis en manque.

-Bien, va faire le malin sur les chemins, puisque tu veux l'écouter lui, corps sans esprit, et que tu veux m'ignorer. Dans quelques heures, ne viens pas me chercher, pour finir de grimper ce col, ou reprendre de la vitesse dans cette interminable ligne droite. Il clame son envie et sa capacité. Fais lui confiance, après tout, depuis le début, tu es de son coté. Mais ne viens pas te plaindre quand il te demandera pitié, une pause, à boire, à manger, du sommeil…

-Ma tête, ho ma tête, ne crois pas que je sois de son coté. J'aimerais ne pas ressentir ce besoin, ne pas entendre les cris de mon corps ou plutôt, j'aimerais ne les entendre seulement que quand tu es en phase. Je sais que cette course éternelle n'est pas faisable, mais j'y aspire. J'aimerais que tu me laisse une chance. Qu'est ce que ça coûterait d'aller voir. De partir, de courir. Si mon corps s'adapte, cette course mythique deviendrait réalité.. Ne me dis pas que tu n'adhérerais pas au projet, une fois que tu auras constaté qu'il est viable ?

-Si je le constate, effectivement, je ne pourrais le contester. Tu sais, je ne suis que ta logique. Aujourd'hui, mes équations me disent que ce n'est pas faisable, mais je suis une logique adaptative, j'intègre les nouveaux éléments au fur et à mesure, et je ne dis pas que le résultat de mes équations ne changera jamais.

-Merci, merci de me laisser cet espoir. Tu entends mon corps, nous pouvons espérer un jour tenter l'aventure, sans le soutien de mon esprit au départ, mais au moins sans son opposition farouche.

-Je suis fort aise que tu t'adresses enfin a moi.. Depuis le début, certes tu défends mes réclamations, mais sans me demander mon avis…

-Pardonne-moi, je ressens tellement fort tes envies, que je croyais pouvoir les exprimer à mon esprit sans les dénaturer. Alors, qu'as-tu à dire ?

-Rien.

-Comment ça, rien ???

-Non, rien. Je ne suis pas l'esprit, je suis le corps. Je ne suis pas là pour tenir de grand discours. Mets tes chaussures, allons courir, tu feras de moi un corps heureux.

-Tu me reproche de ne pas te demander ton avis, et quand je te le demande, tout ce que tu trouves à répondre, c'est : "allons courir" !!

-Oui

-Courir où ? combien de temps ? Vers quoi?

-Tu l'as dit toi même, je me moque du temps, du lieu, ce que j'aime, c'est courir, alors, courrons. Tout le reste, ce sont des interrogations qui te regardent toi et ton esprit. Moi, je veux courir maintenant, ce n'est pas plus compliqué que cela. Et quand je ne voudrais plus, je te le ferais savoir, tu le sais très bien. C'est toi qui a affabulé sur une course infinie, ce sont des concepts de l'esprit ça, pas du corps. Tu as combiné ma réclamation immédiate, courrons, avec ce que ton esprit veux te cacher : c'est lui qui rêve d'une course idéale. Il se retranche derrière ses "équations" pour essayer de cacher qu'il n'est pas que logique. Il est aussi sentiment, envie, espoir..

-Hé bien, pour un corps qui revendique de ne pas faire de discours..

-Il faut bien que quelqu'un te montre la vérité.

-Alors, ma tête, mon esprit, tu avoues, ce rêve de course infinie, c'est bien toi ?

-Oui, c'est moi. Mais je ne pouvais l'avouer. Comment puis-je te modérer si d'un autre coté je revendique de tels rêves!

-Je comprend, mais tu sais, tous les rêves ne sont pas faits pour être vécu. Beaucoup resteront à l'état de rêve, mais ce qui est certain, c'est qu'ils font avancer.

-En parlant d'avancer, si on allait courir ?

-Non, mon corps, ma tête te l'a dis, aujourd'hui, c'est jour de jeûne.
Laissez moi vous poser une dernière question : Mon corps, ma tête, vous sentez vous prêts pour cette course infinie ?

-Moi, ton, corps, je n'ai pas la réponse. Je serais au départ, et j'irais aussi loin que je le peux, il ne faut pas m'en demander plus.

-Moi, ta tête, je n'ai pas la réponse. Mais comme ton corps, je serais au départ, et je l'aiderais à aller le plus loin possible. Mais je connais la personne qui peut répondre à cette question …

-Comment quelqu'un d'autre que vous deux peut connaître la réponse à cette question ? Quelqu'un qui vous connaîtrait suffisamment bien pour savoir ça, et que je ne connais pas !!!

-Tu la connais également. Parce que depuis le début, tu me mets en opposition avec ton corps, tu négocies les arguments de l'un auprès de l'autre, et inversement. Mais n'oublie pas, tu n'es pas externe a ton corps et à ton esprit. Nous sommes deux, differents et pourtant nous ne faisons qu'un, parce que nous sommes Toi.

Alors, Olivier, es tu prêt à cette course infini ?


Ne(O)livier

2006-12-05 10:39:20 : CR SaintéLyon en quelques photos. - 0 photo - 10 réactions

Mieux que des mots, quelques photos pour retranscrire l’ambiance.
[/lakomandekivabien]ohlajoliephoto.jpg[lakomandekifo]
Ha, zut, suis-je nouille (le premier qui dit oui …) c’est vrai que j’avais mon appareil avec moi, mais en mode « je le laisse allumer pour décharger la batterie pendant le voyage en train » ..
Bon, pas grave, j’vais vous faire quelques photos mentales.
Ce n’est pas compliqué, vous vous asseyez dans votre fauteuil préféré, vous vous détendez, vous n’écoutez que ma voix, ce que je dis pénètre au plus profond de votre cerveau.. Vous fermez les yeux… heu, non, gardez les ouvert, ça va pas le faire sinon …

1ere photo, celle qui fait plaisir. 20H. Un hall d’expo, déjà du monde mais pas foule. Une bande de gars (Désolé Sandrine, j’trouve pas d’autre expression..) assis en rond par terre, autour de diverses boites contenant moult bonnes choses.. Ça mange, ça discute, ça rigole..
Une réunion d’ancien camarade de classe ? Même pas, il y a une heure, plus de la moitié ne connaissaient pas les autres..

2eme photo. 00 h 15. La course est partie depuis quelques minutes, sur une petite surélévation de la route, le regard porte loin devant. Sur cent mètres, jusqu'à cette autre surélévation, il n’y a que des coureurs, sur toute la largeur de la 4 voie… c’est …impressionnant..

3eme photo. 00 h 18 quelques centaines de mètres plus loin, une nouvelle surélévation de la route, Le regard porte encore plus loin car la route est droite sur presque un kilomètre…
Des coureurs, des coureurs, et encore des coureurs, aussi loin que l’on peut voir. Et là, on imagine que ça continue aussi ou l’on ne voit pas… Souffle coupé devant « l’immensité » de la chose.

4eme photo : 03 h 30 Sûrement avant Sainte Catherine (je n’ai pas noté en prenant mes photos mentales..). Une montée, un arrêt et le regard porte en arrière. Un ruban ininterrompu de lumière sort de la colline ou on est passé 20-30 minutes plus tôt, descend son flanc en louvoyant, traverse le fond du vallon et remonte vers le photographe. Ce n’est pas vivant, on ne distingue personne, mais ça avance, ça bouge, des lumières s’arrêtent, d’autres accélèrent, chacune est indépendante, et pourtant, elle ne font qu’un.

5eme photo : 04h20. Apres Sainte Catherine, une route plate, un flot de voiture continue passe au ralentie sur la voie gauche pendant que les coureurs utilisent la droite. Le brouillard est là, et justement, un banc de brouillard flotte sur le champ a droite.
Dans ce brouillard, une armée de coureurs fantôme court avec nous. Ce brouillard sert d’écran à nos ombres projetés par les phares des voitures. Danse irréelle entre les coureurs physiques et les coureurs éthérés. Qui sont les vrais ? Mon ombre s’arrête parce que je m’arrête ou m’arrêtais je parce que mon ombre s’arrête ? Première fatigue ?

6eme photo : Entre 6 et 7h. Où, je ne sais plus, j’ai passé un ravitto il y a quelques temps, en haut d’une montée, en plein vent, avant Soucieux si j’ai bonne mémoire. Une piste, plate, je trotte. La piste a l’air bonne, je lui fais confiance, j’éteins la frontale. Je me détends, j’arrête de fixer le terrain devant moi, tourne la tête vers la gauche. Spectacle : Un village tout illuminé en contrebas, au dessus, dans un creux des collines, la lune, d’un rouge éclatant, est en train de se coucher, quelques nuages la surplombent éclairés par en dessous, ça valait la peine d’être là, maintenant.

7eme photo : Un peu avant 10h. Palais des sports à Gerland, à l’intérieur, juste après la remise des t-shirt Finishers. Un coureur a les deux genoux à terre, il a le visage caché dans le t-shirt orange et il pleure à chaudes larmes, de toute son âme, de tout son corps. Larmes de bonheur, il est arrivé, mais de tristesse également. Il a traversé cette nuit les paysages de ses plus belles années, celles de l’amour, mais aussi ceux de ses plus mauvais jours, ceux de la rupture. Il avait un compte à régler avec la région. L’a-t-il fait ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que cette photo là, je n’ais pas pu la faire. Non pas parce que j’étais là trop tôt, ou trop tard, ou ailleurs, non, j’étais là pile poil, à l’heure voulue, à l’endroit voulu, sur la photo …


Apres les images :-), quelques mots quand même, parce que l’image du coureur qui pleure n’est pas celle que je veux laisser, j’ai pris mon pied sur cette course !
Malgré que j’ai passé la ligne en disant « plus jamais », que j’ai pris le train en disant « plus jamais », que je suis rentré chez moi en disant « plus jamais », je me suis levé Lundi matin en ne disant plus rien, je me suis couché Lundi soir en disant « il faut que j’y retourne » … 
Parce que j’ai apprécié l’ambiance. Certains diront qu’il y a trop de monde.. Oui et non.. Je ne ferais pas que des courses a 5000 coureurs, c’est sur, mais quelques unes, parce que l’ambiance est spéciale de part le nombre de coureurs, c’est a vivre de temps en temps.
J’ai apprécié de retrouver des UFO et KIKOUREURS avant le départ. De discuter de tout et de rien.
Je craignais le profil de la course, mais finalement, tout se passe (à mon rythme !!!)
J’ai aimé courir dans cette ambiance feutrée du brouillard (même si je ne voyais pas ou je posais mes pieds), j’ai pas aimé la gadouille que le Sanglier avait commandé exprès pour lui !, même si maintenant, elle me manque !!;-) Mais finalement, elle fait partie de la course, sans gadouille, ça en aurait été une autre.
J’ai aimé les ravittos ou je suis passé en coup de vent, pour ne pas me laisser happer par leur confort.
Je n’ai pas aimé les gros porcasses qui balancent leurs tubes de gel vides dans les bois à 3 km du ravitto comme si ça pesait 20 kilos (et même si ça pesait 20 Kg ..)
J’ai aimé prendre mon temps quand j’en avais envie, j’ai aimé me forcer quand j’en avais besoin.
J’avais un objectif de 10 h, n’ayant jamais fait ce genre de course, je ne savais pas ce que je valais.
Je me suis un peu forcé sur la fin pour finir dans mon temps prévu, c’est passé. J’en suis encore plus heureux que si c’était passé tout seul.
Bravo à tous les coureurs, bravo aux bénévoles, bravo au gens au bord des routes qui nous encourageaient.
J’ai vécu une nuit magique, pleine d’émotion, des bonnes, des mauvaises… Les mauvaises s’estompent déjà, les bonnes se mythifient déjà ! ;-)

Quoi, j’ai pleuré sur la ligne d’arrivée ?? De bonheur sûrement, je ne m’en rappelle déjà plus…

Neo


2006-11-05 16:19:21 : J’ai testé pour vous le PUTNABDMSLPL - 15 photos - 11 réactions

2006-10-23 23:25:18 : Quand on se plante, faut le dire aussi .... :-( - 0 photo - 12 réactions

2006-10-09 20:06:17 : Lieu d'entrainement. - 8 photos - 25 réactions

2006-09-17 02:32:14 : Prepa Saintélyon - 2 photos - 12 réactions

2006-09-06 23:55:31 : Parfois, revoir ses objectifs, c'est pas plus mal ... - 0 photo - 5 réactions

2006-09-02 18:44:32 : Pb de mures sur 10 km - 6 photos - 5 réactions

2006-08-29 20:47:42 : Suffisait d'en parler: enfin la reprise.. - 0 photo - 19 réactions

2006-05-22 16:21:43 : Mes 11h54 de Bures ou l'art de faire un roman avec pas grand chose - 0 photo - 20 réactions

2006-05-12 19:28:09 : Un touriste aux 6 jours d'Antibes … ( attention: course longue: CR long !! )) - 3 photos - 13 réactions

2006-05-08 13:26:03 : 6 jours : il en faut de la patience.. - 0 photo - 8 réactions

2006-04-30 21:40:18 : Derniere ligne droite, demain a cette heure ci .... - 0 photo - 4 réactions

2006-04-24 21:24:07 : Dans une semaine à cette heure ci ..... - 0 photo - 7 réactions

2006-04-11 21:01:44 : CR 24 h St Fons. ( attention, c'est tres tres long !!!) - 3 photos - 11 réactions

2006-04-05 10:31:22 : Derniere sortie avant ..... - 0 photo - 2 réactions

2006-03-12 11:27:05 : Quand on se fixe des objectifs.......... - 0 photo - 2 réactions

2006-02-26 17:54:51 : CR semi de Cannes. - 1 photo - 7 réactions

2006-02-19 17:58:18 : Semaine de solde sur le denivellé !! - 0 photo - 2 réactions

2006-02-15 22:06:27 : Y aller quand on a pas envie.. - 0 photo - 6 réactions

2006-02-05 20:23:02 : CR la course du soleil Nice Monaco - 0 photo - 11 réactions

2006-01-13 21:44:55 : objectifs de l'année. - 0 photo - 6 réactions

2006-01-08 13:27:41 : CR Prom'Classic ou l'eloge de la feignantise. - 0 photo - 5 réactions

2005-12-29 11:14:34 : AGLAGLA ( et sidonie) - 1 photo - 1 réaction

2005-12-27 12:33:56 : La reprise - 0 photo - 3 réactions

2005-12-05 13:17:33 : 24 h, l'aprés course. - 1 photo - 17 réactions

2005-12-05 12:52:27 : 24 h , la course - 0 photo - 3 réactions

2005-12-05 09:35:34 : 24 h, l'avant course.. - 0 photo - 2 réactions

2005-12-04 16:55:19 : Ca y est, c'est fait.. - 0 photo - 3 réactions

2005-11-26 18:05:06 : tiendu ou pas, j'en sais rien ... - 2 photos - 8 réactions

2005-11-22 09:43:13 : Ben, me v'la tiendu - 0 photo - 8 réactions

2005-11-20 02:40:27 : J'enfile mes pompes et j'y vais.. le retour - 0 photo - 11 réactions

2005-11-18 12:39:19 : J'enfile mes pompes et j'y vais.. - 0 photo - 9 réactions

2005-11-15 20:55:17 : Enfin la reprise apres marathon. - 2 photos - 7 réactions

2005-11-06 17:11:16 : Entrainement en resistance de la volonté... - 0 photo - 2 réactions

2005-11-03 19:13:11 : Action-reaction .. - 0 photo - 9 réactions

2005-11-01 15:04:56 : Dicton Grenoblois. - 0 photo - 12 réactions

2005-10-26 20:15:59 : Petite sortie pour me rassurer ... - 0 photo - 6 réactions

2005-10-23 19:44:31 : Course finie, course baclée.. - 1 photo - 3 réactions

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